Misère de la télévision de service public

Jeudi 27 mai, Emanuel Macron, président de la république française, s’est rendu à Kigali, au Rwanda. Au mémorial du génocide, il a prononcé un discours très important, pour la France et pour le Rwanda, mais aussi pour le continent Africain, en reconnaissant la responsabilité de la France dans le génocide des Tutsis. IL a notamment déclaré : « La France a un devoir au Rwanda : celui de regarder l’histoire en face et reconnaitre la souffrance infligée au peuple Rwandais ».
Ce même jeudi 27 mai, le sujet a été évoqué dans le journal de 20 h de France 2 (présenté par Anne-Sophie Lapix), mais seulement à la 24ème minute (exactement à 24 minutes et 35 secondes) et a duré une minute et sept seconde, sans que jamais la parole présidentielle ne fut diffusée.
Il est vrai qu’il y avait, avant cette 24ème minutes, des sujets beaucoup plus importants comme la vaccination des jeunes illustrée par les propos définitifs d’un parisien de 29 ans, je cite : « … comme pas mal de gens, c’est partir un peu en été, profiter d’un bon bol d’air. C’est bien la France, mais ça fait plus d’un an qu’on n’a pas voyagé… voilà. ». Il y avait également un sujet sur le retour des employés au bureau avec l’arrêt, du moins partiellement, du télétravail (Deux minutes et treize secondes), et bien évidemment le sujet capital sur l’augmentation des ventes de rouge à lèvres et autres produits cosmétique avec l’abandon des masques obligatoires aux Etats-Unis (trois minutes et dix secondes tout de même).
Voilà comment, la chaîne phare de la télévision de service public, traite aujourd’hui l’information. C’est affligeant et désespérant. A priori la vocation d’un journal d’information, c’est de donner de l’information. Je voudrais savoir si l’inanité du propos de ce jeune parisien qui veut voyager constitue réellement de l’information ? Je ne le crois pas. Et je ne suis pas le seul à partager ce sentiment.

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