Les nouveaux prédateurs*

La publicité, à la télévision, serait le reflet de notre société. Si cette assertion se vérifie, c’est désespérant. Au-delà de l’indigence de certains messages qui nous prennent pour de purs imbéciles, c’est le comportement des annonceurs qui ne reculent devant aucune pratique pour vendre leur marchandise et l’imagination proche d’un électroencéphalogramme plat des publicistes, conseilleurs des annonceurs, qui me choquent. Je m’explique.

Depuis quelques temps, l’un et l’autre, utilisent sans vergogne et à des fins bassement mercantiles, les œuvres de chanteurs, auteurs et compositeurs…
Ainsi la magnifique chanson de Léo Ferré « C’est extra » a été utilisée pour promouvoir des sardines en boîte. « L’amour, l’amour » chantée par Mouloudji a été détournée pour un « drive » de grande surface.

Un constructeur automobile n’a pas hésité à s’approprier « La Marseillaise » pour vendre sa camelote. Puis il y a eu un banquier qui a dévoyé la chanson « Formidable » de Charles Aznavour et actuellement, un autre constructeur automobile, allemand cette fois, a détourné la belle chanson du film « Jules et Jim » de François Truffaut, chantée par Jeanne Moreau.

Je trouve ces procédés abjects, minables et même orduriers tellement ils font injure aux auteurs. C’est une insulte à l’art. Mais qu’est-ce que l’art au regard de l’argent ?

*Pillard, homme qui vit de rapine, de brigandage.

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