Le tour des Opiès

Très belle randonnée au cœur des Alpilles dans les Bouches-du-Rhône. A ne pas confondre avec la randonnée « La tour des Opiès » dont le but est la tour de guet au sommet des Alpilles à 496 m. Ici nous vous proposons de faire le tour du massif dont le nom vient du Provençal Aupiho qui signifie Alpilles. On peut la faire à partir d’Eyguières, mais aujourd’hui je vous la propose à partir d’Aureille. Le beau temps aidant, au printemps, les paysages de ce cœur des Alpilles sont étonnants, d’une rare beauté sauvage. Il parait que ce sentier qui travers le massif d’est en ouest date du paléolithique. Je pense que si notre ancêtre y revenait aujourd’hui il ne serait pas dépaysé. Constat amusant, le versant ouest, jusqu’au petit col d’où l’on découvre la large plaine de Roquemartine, offre une végétation tout à fait différente que celle du versant est. A l’ouest une profusion d’asphodèles, mais peu de cistes, pas d’iris, et à l’est, les asphodèles ont disparues pour laisser la place aux des iris (jaunes) aux cistes à profusion, aux asperges etc…
Les vestiges d’une villa romaine, à Saint-Pierre de Vence méritent une visite, même s’il ne reste que des bases de murs. Après avoir longé le vignoble du vallon des Glauges, et pris sur la droite vers Aureille, on découvre un site fort intéressant, la bergerie de la Romanière. Cette bergerie est assez exceptionnelle en Crau. Construite au XVIIème siècle, d’une seule voute de 34 m de long par 5,5 m de large, elle serait identique aux bergeries de l’époque gallo-romaine. Elle est aujourd’hui dans un état critique. Mais il s’agit d’une propriété privée et le « monument » n’est pas classé. Il est donc difficile d’intervenir
C’est là que nous avons pique niqué et profité d’un herbage accueillant pour nous offrir une petite sieste (perturbée toutefois par les largages successifs de planeurs qui venaient chercher au dessus de nos têtes des courant ascensionnels).
A la limite des Alpilles et de la Crau, le village d’Aureille, qui tient probablement son nom d’une famille Aurelius (nom qu’on retrouve à Arles) a vécu, pendant des siècles du pastoralisme.
Lieu d’habitation très ancien le village proprement dit aurait été créé par les saliens. Mais le village a pris son essor avec la colonisation romaine. Les vicissitudes du temps ont fait que la localité a connu des hauts et des bas. Ce n’est réellement qu’à partir de la Renaissance qu’il, retrouvera, avec le pastoralisme, une certaine prospérité.
Un seul petit point négatif, le bistrot qui sert parait-il d’excellentes bières n’ouvre qu’à 17 h.
En résumé une magnifique randonnée (12,3 km avec 360 m de dénivelé) dans des paysages exceptionnels.

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