Le sens du départ

Je suis enfermé dans les affres d’un cruel et insupportable dilemme.
A cause du cousin Arthur je ne peux différer la date de mon départ en vacances. Or, habitant le sud de la France je vais passer mes vacances, comme souvent, dans le nord (Bourgogne, Alsace, Normandie …). Cette année c’est la Bretagne. Il se trouve que le jour de mon départ, et selon le sabir de « Bison Futé », repris par les chaînes de télévision, je me trouverai dans le « sens des retours » et de ce fait, le jour de mon retour je me trouverai dans le « sens des départs ». Puis-je donc prendre le départ alors que je vais me trouver dans le sens des retours ? Là est l’alternative qui me mine. Peut-on partir, sans se faire remarquer (ma discrétion en souffrirait) alors que, la France entière revient ? et Vice versa !
En fait je suis victime de l’égocentrisme parisiens.
Dans le baragouin médiatique qui est généralement celui du simplisme, le sens des départs c’est le sens des départs des parisiens (idem pour, le sens des retours). Foin des bouseux provinciaux, ils n’ont qu’à habiter la capitale comme tout le monde.
Il y aurait pourtant un moyen bien simple, tout en parlant le français : utiliser une notion géographique qui devrait (je dis bien qui devrait) être intelligible, au demeurant, par tout un chacun, à savoir, indiquer des sens de circulation nord/sud et vice-versa ou est/ouest. La chose aurait l’avantage de la précision, sauf, peut-être, si les parisiens ont la boussole devisée.
Quand, cessera l’usage de ces jargons réducteurs qui ne signifient plus rien ?
Je sais c’est un combat d’arrière-garde forcément perdu…. On ne peut pas lutter contre la bêtise. Je le déplore. Et tant pis pour le contre sens je partirai quand bon me semblera. Et merde à Bison futé !.

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