La soupe au pistou

Des tomates, des haricots verts, blanc et rouges et du basilic pour l’essentiel. Les saveurs de l’été se mêlent pour un régal provençal.
Non ! Ils ne l’ont pas inventée (ils l’on empruntée aux Génois) mais les Provençaux ont donné à cette soupe, qui devrait se manger en hiver mais qui ne se savoure que l’été, tout ce qui fait sa magie.
D’un vulgaire minestrone fait de chou, de navets, de carottes, de pommes de terres, ils ont fait une soupe aux mille saveurs et qui est devenue un emblème provençal au même titre que le fameux aïoli. Glaudi Barsotti indique, dans  » Le Bouil et le Tia »n : « La sopa au pisto a été apportée en Provence au siècle dernier (19ème) par les travailleurs immigrés Italiens et notamment de la région de Gêne. » Il donne la recette de Roudof Serre, un cuisinier marseillais réputé et qui proposait la recette originelle des Génois, celle d’une soupe rustique. Dans les secrets de la cuisine dévoilés, Clément-Marius Morard, autre cuisinier Marseillais, dit en 1886 (soit quelques années après Rodouf Serre) à propos de la soupe au pistou :  » Cette soupe (de haut goût) est en faveur chez une grande partie des habitants de notre cité » et il donne une recette plus moderne, très proche de celle que nous connaissons aujourd’hui avec tomates, haricots verts, blancs et rouges frais. »
De nos jours, il n’est plus « une » soupe au pistou, mais dix, cent, mille, autant que de familles… Autant de recettes, merveilleuses variantes, à déguster tout l’été, et d’occasions d’explorer tous les recoins de l’âme provençale.

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