La pointe de Cacau

Cela fait plus d’un demi-siècle que je traîne mes savates dans la plupart des calanques, à l’exception de celles qui ne s’atteignent que par des sentiers d’escalade comme Devenson ou l’Oule (où j’ai toutefois accédé en bateau) et dans cette accumulation de merveilles que sont ces baies étroites, ces criques à la fois secrètes et majestueuses, j’ai trouvé mon paradis sur un modeste rocher qui s’avance dans la mer telle la proue d’un navire, la Pointe de Cacau.

Drôle de nom qui a prêté à des interprétations souvent fantaisistes. Je crois volontiers Mistral qui dit le mot issu de la langue romane (Cap Cau) et qui signifie tête chauve. Sur une carte Ign de 1956 qui accompagnait le guide du Club Alpin Français sur les calanques, le lieu est baptisé « Pointe de cacao » ? (il est vrai qu’en provençal Cacau peut aussi signifier cacao). Sur la carte Ign « Les calanques » de 1998 est mentionné « Pointe Cacau » et enfin sur les cartes d’aujourd’hui, à priori sans raison satisfaisante, on mentionne « Pointe de la Cacau ».

Cette avancée rocheuse a la particularité d’être la frontière entre Cassis et Marseille, entre la calanque de Cassis (Port Miou) et les calanques de Marseille. Autrefois on pouvait s’y rendre à partir du parking de la Gardiole, accessible depuis la route de la Gineste.

Aujourd’hui le parking de la Gardiole n’est plus autorisé. Il est donc recommandé de partir de Cassis (malgré les difficultés de stationnement dans cette localité). Il suffit de longer Port Miou, puis passer au dessus de Port Pin pour arriver à la pointe de Cacau. C’est une magnifique randonné à faire par une belle journée d’hiver.

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